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La Charte et la Ville de Cherbourg-en-Cotentin lancent le Prix Égalité Jeunesse

La Charte, dans le cadre de son plan Égalité et Diversité, est heureuse de s’associer à la Ville de Cherbourg-en-Cotentin pour créer un prix de littérature jeunesse récompensant un ou une jeune auteur ou autrice (ayant 5 ouvrages maximum à son actif) qui favorise plus d’égalité en luttant contre les stéréotypes.

Remise du prix le 7 mars

Le jury co-présidé par Catherine Gentile, maire adjointe à la Culture de Cherbourg, et Guillaume Nail, président de la Charte, et composé de professionnels du livre, de professeurs et d’élèves, proclamera le nom de la lauréate le jeudi 7 mars à la salle des fêtes de Cherbourg. À la clé : 2 000 €, financés par la Ville, et une formation assurée par la Charte.

Les ouvrages sélectionnés sont :

  • Dys sur Dix de Delphine Pessin (Pocket Jeunesse, 2018),
  • Direct du cœur de Florence Medina (Magnard Jeunesse, 2018),
  • La Sirène et la Licorne d’Erin Mosta (Rageot éditeur, 2018),
  • Appelez-moi Nathan de Catherine Castro et Quentin Zuttion (Payot Rivages, 2018)
  • Signe particulier : transparente de Nathalie Stragier (Syros, 2018).

Télécharger le communiqué de presse de la Ville de Cherbourg.

Un prix jeunesse innovant

Pour Guillaume Nail, président de la Charte, « s’associer à la création de ce prix est une évidence. La lutte contre les stéréotypes et toutes les formes de discriminations s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan d’action Égalité et Diversité, voulu par l’association en 2018. La Charte est par conséquent heureuse de parrainer ce prix et d’offrir à la lauréate de cette première édition une formation professionnalisante. La création de ce prix Égalité Charte-Cherbourg sert aussi à rappeler au secteur de la littérature jeunesse l’urgence et la nécessité d’un travail de fond pour plus d’égalité. La Charte salue enfin l’effort de la Ville de Cherbourg-en-Cotentin de doter ce prix – phénomène trop rare en littérature jeunesse – et d’impliquer dans le processus les élèves et le corps enseignant. »

Samantha Bailly, vice-présidente de la Charte : « Parce que la littérature jeunesse est un milieu féminisé, le premier réflexe est de le penser épargné par le sexisme. Il n’en est rien. Les chiffres que nous découvrons sur les différences de rémunération entre auteurs et autrices jeunesse, le manque de représentation dans les prix littéraires, les femmes identifiées comme ayant moins accès aux bourses de création... Tous ces éléments sont autant de signaux d’alerte. Aussi, la forte féminisation de la littérature jeunesse et la rémunération historiquement très faible dans ce secteur sont à relier avec une histoire sociale bien plus vaste que l’univers du livre. »